3.6.3 Financement par les agences de développement multilatéral et bilatéral
Les agences de développement multilatéral et régional peuvent contribuer
au financement de la connectivité des écoles. Des organisations comme la
Banque mondiale, la Banque asiatique de développement et la Banque de
développement interaméricaine peuvent apporter des financements comme le
peuvent également les agences d'aide bilatérale des pays industrialisés.
Le financement se fait souvent sous la forme de prêts couvrant un projet
global de réforme de l'éducation dont la connectivité des écoles est une
composante. Il existe également des cas où des prêts sont fournis,
généralement pour des projets pilotes. La diversité des projets, des
régions et des bailleurs de fonds laisse à penser que des pays ayant
élaboré un plan de connectivité des écoles viable et durable peuvent
trouver un soutien auprès de ces agences. Exemples d'aide multilatérale :
La Banque mondiale a financé des projets d'éducation dans des pays en
développement, notamment des projets s'intéressant aux TIC. En Jordanie, le
projet de réforme de l'éducation pour une économie du savoir apporte son
soutien à la création de salles d'informatique dans les écoles, incluant
la fourniture de l'accès à l’internet.83C'est en Russie que la Banque
mondiale mène le plus grand projet de TIC pour l'éducation qui a
substantiellement augmenté l'infrastructure technologique au niveau central
et fédéral du système d'éducation et au niveau régional et local et a
ainsi amélioré l'accès matériel à la technologie pour les utilisateurs
se trouvant dans des zones isolées et rurales.84 La Banque mondiale est
également à l'origine du projet World Links qui a contribué à la
connectivité d’écoles dans certains pays en développement et qui a
ensuite évolué pour devenir une organisation indépendante sans but
lucratif.85 La Banque asiatique de développement a contribué au
financement, au Sri Lanka, du projet de modernisation de l'éducation
secondaire au cours de la période 2000-2007.86 Ce projet incluait une
composante pour la création de plus de 1 000 centres d'apprentissage de
l'informatique dans des écoles secondaires. Ces centres sont connectés à
l’internet.87 La Banque interaméricaine de développement contribue depuis
longtemps à la connectivité des écoles en Amérique Latine et dans les
Caraïbes. Elle a apporté son aide à plusieurs projets de connectivité
d’écoles en Argentine, au Salvador, au Nicaragua ainsi qu’à Trinidad et
Tobago.88 Avec la Banque de développement des Caraïbes, l'IDB a financé
le programme d'amélioration du secteur de l'éducation des Barbades
(EduTech) qui a piloté l'accès à l’internet pour toutes les écoles
primaires et secondaires.89 De plus, l'IDB contribue au financement de
plusieurs programmes informatiques scolaires qui incluent une composante de
connectivité. En Haïti, le projet "un ordinateur par enfant" prévoit le
financement de la connectivité. De même, au Paraguay, un projet pilote
comprend une composante de connectivité avec un accès internet à 2 Mbps
pour 10 écoles et le financement associé du câblage, de l'acheminement et
de la maintenance. Exemples de financement bilatéral : Le gouvernement
japonais a apporté son aide au projet SchoolNet élaboré par l'ANASE, qui
profite à des projets pilotes de connectivité des écoles au Cambodge, en
Indonésie, au Laos, dans les Philippines et au Vietnam.90 L'agence suédoise
internationale de coopération au développement (SIDA) fournit une aide
permanente au financement du projet SchoolNet en Namibie qui porte sur
l'accès des écoles à l’internet. La SIDA a contribué à hauteur de
23 millions NAD (2,9 millions $) depuis la mi 2001.91