4.2 Les financements
Généralement, un programme complet, "un ordinateur par élève", dépasse les ressources de la plupart des pays en développement. Si l'on prend comme exemple le Népal, où le gouvernement a augmenté le budget de l'éducation dans des proportions spectaculaires, on envisage de dépenser 688 millions $ pour l'année scolaire 2009/2010.43 En partant de l'hypothèse d'un prix unitaire pour chaque LCCD de 150 $ et avec 4,4 millions d'élèves dans les écoles primaires, le coût de la fourniture à chaque élève népalais d'un LCCD s’élèverait à 663 millions $, soit pratiquement la totalité du budget de l'éducation.
En outre, lorsque des pays choisissent le modèle "un ordinateur par élève", ils doivent réaliser qu'il s'agit d'un engagement dans le long terme puisque chaque année voit apparaître une nouvelle génération d'enfants qui auront besoin de leur propre ordinateur portable.
La plupart des programmes de LCCD sont conçus comme des partenariats public-privé afin que les coûts puissent être répartis entre les différentes parties. En outre, des fabricants font un don initial d'ordinateurs dans le cadre de projets pilotes. Ce qui est quelque peu surprenant c'est que l'aide au développement reste modeste dans ce domaine malgré l'importance potentielle de l'accès aux TIC pour l’éducation et l’économie.